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La
Nouvelle Auberge est devenue un lieu incontournable de la gastronomie
locale, nationale et internationale.
Vous serez séduit par l'atmosphère chaleureuse qui imprègne ce restaurant.
Martine et Bernard Leray vous y accueilleront avec joie.
Bernard LERAY - Chef de cuisine :
1978 fût une année décisive pour Bernard
LERAY. En effet, cest cette année là quil fit le choix du
métier de cuisinier alors que ses professeurs lui proposaient de faire
une carrière scientifique en le faisant entrer en série C. Voie royale
quil refusa pour une autre voie tout aussi royale : la cuisine.
1978-1980 : Ecole
hôtelière de Saint-Méen-Le-Grand en Ille et Vilaine
La rigueur de son esprit, son goût pour les raisonnements
logiques et son esprit de curiosité se mirent au service de lapprentissage
de la cuisine à lécole hôtelière de Saint-Méen-Le-Grand en Ille
et Vilaine. Sa détermination pour le métier était grande lorsquil
fallait faire une heure et demi de transport en commun le matin pour se
rendre à lécole et la même chose le soir pour rentrer.
Là, il se fait remarquer auprès de tous
ses professeurs. Passionné par le métier quil apprend et par toutes
les matières denseignement général, son esprit de curiosité
prend le dessus. Déjà, il pense que la cuisine nest pas la seule
chose à connaître pour réussir dans le métier. La culture générale est
aussi indispensable. En quête permanente, toujours avide dapprendre
il acquière là toutes les bases de la cuisine. Les règles sont très strictes.
Ces dernières ne correspondent pas à la personnalité de Bernard LERAY
qui a du mal à accepter les injustices liées à une trop grande discipline.
De son point de vue, elles sont trop basées sur la hiérarchie et non sur
la valeur et la reconnaissance de lindividu. Ces dernières empêchent
ladolescent de 17 ans dexprimer sa créativité.
Toujours en quête de savoirs, il travaille
tous les week-end chez un artisan pâtissier de Rennes où il trouve une
plus grande marge de manuvre. A quatre heure du matin, il se rend
à la pâtisserie pour apprendre le secret des génoises, des glaçages, des
décorations, du sucre qui arborent les vitrines de la boulangerie-pâtisserie.
Lécole hôtelière lenvoie pendant
deux mois au restaurant LE ROYAL à Evian. Il y apprendra les contraintes
du métier et lorganisation nécessaire pour devenir cuisinier. Il
y découvre une grande brigade et tous les postes qui font de cet endroit
un palace.
La formation à lécole de St Méen-Le-Grand, le stage à Evian, et
les " extra " à la boulagerie-pâtisserie structureront sa personnalité,
sa démarche de travail pour en faire un chef rigoureux et profondément
humain.
1980 : C.A.P.
et B.E.P. de cuisinier
En 1980, il obtient en même temps un C.A.P. et un B.E.P.
qui le mèneront à la cuisine de prestige.
LA VIE ACTIVE LE MOTIVE
1980-1981 : Cuisinier
à l'Alpenrose à St Gervais ( 4 étoiles & 1 Macaron Michelin
)
Après lapprentissage du métier, quil
se plaît à dire comme étant sans cesse achevé, il va travailler comme
commis à " Lalpenrose " à St Gervais en Haute Savoie.
A lépoque le restaurant est dirigé par la famille Boelen de la "
Ferme St Siméon " à Honfleur. Ce restaurant savoyard a un macaron
dans le guide Michelin.
1981-1985 : Chef
de partie chez Bernard LOISEAU à La Côte dOr à Saulieu
Puis, à 18 ans, vient une rencontre qui
marquera à vie le jeune cuisinier dalors, sans cesse en quête. Il
rentre dans la chaîne des " Relais et Châteaux " et rencontre
un chef à forte personnalité qui lui confie des responsabilités et lencourage
à persévérer dans ce métier. Bernard LERAY rencontre Bernard LOISEAU.
Cest la révélation pour les deux Bernard. Il savent se comprendre.
Bernard LERAY découvre un principe de cuisine, un enthousiasme journalier
dans la tâche à accomplir qui lui donne " lenvie
davoir envie ". Rapidement, Bernard LOISEAU laisse de plus
en plus de responsabilités à son élève qui sait comprendre la profondeur
de la cuisine du grand chef. Ce dernier écrit en 1985 : " Bernard
LERAY a toujours été exact à son rendez-vous : la cuisine avant tout.
Jai, écrit-il, une très grande estime pour ce garçon, qui ira loin
En te souhaitant plein de réussites dans ce merveilleux métier ".
Bernard LOISEAU écrit cela sans savoir encore que Bernard LERAY allait
obtenir un macaron dans le guide Michelin à lâge de 25 ans.
1982-1983 : Service
National
Pendant ce temps, il séclipse un
an pour faire son service national à Coëtquidan (Morbihan). Il est cuisinier
du Général FORRAY.
1985-1986
: Second de cuisine Chez Philippe BORHER à la Ville de Lyon à Rouffach
(68)
Après cette rencontre et la découverte
de nouveaux principes de cuisine, Bernard LERAY senvole pour LAlsace
afin dexploiter tous ses savoirs. La cuisine du
terroir le fascine à Rouffach au restaurant « La Ville de Lyon ». En tant
que Second de cuisine, il apprend ici la gestion des hommes, le sens des
responsabilités.
Il y rencontre aussi Martine LETTLER la co-créatrice de ce restaurant
gastronomique. Elle y travaille dabord comme Chef de Rang puis comme
Maître dhôtel. Cest elle qui deviendra, quelques années plus
tard, son épouse.

LA PROVENCE LENCENSE
1986 :
Chef de cuisine Au Mas des Sources A Malataverne (26)
En mars 1986, sur les conseils de Bernard
LOISEAU, Bernard LERAY rencontre Nicole et Jean-Marie PICARD,les anciens
propriétaires du BACCHUS à Paris. Cest le coup de cur pour
le restaurant « Le Mas des Sources » et sa région, le Tricastin. Lélève
de Bernard LOISEAU devient chef à 23 ans. Il va réaliser de pures petites
merveilles. Martine LETTLER va officier en salle. Pour elle, « servir
la
cuisine de Bernard est un véritable bonheur » confie-t-elle.
De nombreux articles dans la presse générale et
spécialisée
Les journalistes gastronomiques se précipitent
dans ce lieu de rêve (Le guide Michelin, Gault et Millau, Gastronomie
magazine, Lévénement du jeudi, Le Point, Le Figaro, The Herald Tribune
).
Vue imprenable sur les coteaux du Tricastin où les cigales chantent tout
lété. Les « fourmis » du Mas des Sources sont là pour le plaisir
des clients et la cuisine est une véritable fête. Le paysage bucolique
et les produits du terroir inspirent à Bernard LERAY une cuisine de fraîcheur,
spontanée, créative, précise et parfumée, qui préfère la lumière du midi
aux obscurités du grand style.
1989 :
Obtention dun macaron Au guide Michelin et 2 Toques au Gault
et Millau
En 1989, Bernard LERAY à 25 ans. Cest
la distinction, Le Mas des Sources obtient un macaron au guide Michelin
comptant ainsi parmi les 600 meilleurs restaurants français qui ont un
macaron dans le guide. En même temps, il
obtient 2 toques et 15 sur 20 dans le Gault et Millau, 1 étoile au Bottin
Gourmand et 2 points au Champérard.
On pouvait y savourer, entre autre, la dorade rose au vin rouge du Tricastin,
la truite saumonée au jus de persil, lagneau du Tricastin rôti à
linfusion de thym, le nougat
glacé au coulis de pruneau servi avec un verre de Rasteau
Bernard LERAY et Martine LETTLER se marient en 1988. Lannée suivante,
ils donnent naissance à une petite fille toutes blonde quils appellent
Emilie.
LA DOUCEUR ANGEVINE
1990 à ce jour : Chef
de cuisine au Château de Teildras à Cheffes sur Sarthe (49)
Classé relais et Châteaux
1990 : Après un bref séjour à Genève au
restaurant « LEsquisse », Bernard LERAY rencontre Yolaine de BERNARD,
Directrice du Relais et château de Teildras
à côté dAngers. Cest à nouveau laventure pour Bernard
et Martine LERAY. La Directrice propose un défi à Bernard LERAY. Il sagit
de remonter la réputation du restaurant en y faisant de la grande cuisine.
En une année le défi est relevé.
La clientèle est multipliée par 2 et ne cesse de croître.
Le marché-gare dAngers qui fréquente deux fois par semaine Bernard
LERAY est très riche en produits régionaux (légumes, poissons
).
Cest souvent là, face à ce
que sollicite chez lui les produits frais, que commencent à sélaborer
les suggestions du jour et la carte du Château de Teildras qui est renouvelée
tous les deux mois.
Bernard LERAY dit sans cesse quà cinq heures du matin « les relations
avec les producteurs régionaux sont vraies, saines et vivifiantes pour
lesprit ».
On peut y déguster, entre autres, la fricassée
descargots petits gris et ses ravioles dherbes, le sandre
au vain rouge et ses céleris fris, la pomme de ris de veau braisé et sa
croustade de boudin noir jus acidulé
Un maître-mot : « la grande cuisine toute
simple »
Les guides continuent à suivre Bernard
LERAY. Ils apprécient ses nouvelles créations et son adaptabilité à la
région. Le Champérard, le guide Michelin, le Gault et Millau et les journaux
régionaux sont très élogieux.
Ce document a été rédigé par Dominique
POIRIER, un ami de lécole hôtelière. Il fait suite, depuis de longues
années, à des heures déchanges et damitié,
Paris, février 1993. |